L'Actu de fairepartnaissance.fr

Posts occasionnels mais bien sentis

Dans les coulisses (de la refonte)

Le 12 mai 2016 par


 

Eté 2014 : je termine le premier doc sur le projet de refonte de tous nos sites. On en a pour 6 mois. 9 grand max, car on est quand même hyper forts, et on va pas y passer des années non plus.

Septembre 2015 : on repousse un peu le projet. C’est l’affaire de quelques semaines, mais on préfère peaufiner un peu histoire de pas lancer un truc trop instable.

Avril 2016 : on n’en peut plus. Quoi qu’il arrive on lance, sinon on va crever. Avec Guillaume, Guillaume et Florent, on fixe la date au 29 avril. C’est parfait comme date, c’est la date la plus importante de mon existence. C’est un vendredi, on va fermer le site le soir, à un moment où tous nos clients habituels sont de sortie, et on rouvrira le site dans la nuit. Ca va se passer comme sur des roulettes, car on est quand même hyper forts, et ce sera une divine surprise pour tous nos clients du samedi matin.

Jeudi 28 avril : je termine de former les équipes de Rosemood au nouveau site, au nouveau back-office. La formation se passe hyper bien : y’a pas grand chose qui marche. Mais bon, c’est que des trucs hyper faciles à régler. On ne décale pas. De toutes façons on n’en peut plus, alors on lance.

Vendredi 29 avril : j’ai vraiment hyper bien dormi cette semaine tellement je suis serein. J’arrive au bureau vers 9h. Je suis déjà déchiré.

10h00 : je relis le mail de Pierre, notre responsable infogérance (NDLR : les serveurs quoi). Il nous déconseille fortement de faire notre bascule ce vendredi soir : il n’est pas dispo, et puis lancer un nouveau site un week-end, c’est délicat. En cas de problème, toussa. C’est comme faire un AVC un soir de Nouvel An : c’est pas le timing idéal. Mais bon. On est chauds, et puis sinon après ça repousse aux calendes grecques. L’amour du risque.

14h : on résout les derniers bugs, vraiment les tous derniers, on les a cherchés loin ceux-là, vu qu’il n’en reste presque plus, et on relit la check-list pour ce soir. Fermeture du site à 19h, début de la migration des données, paramétrage des noms de domaine, activations en tous genres…. On devrait avoir terminé vers minuit, on aura même le temps de se prendre un verre en sortant. On est tous au taquet, même Florent qui est resté à Toulon et qui va veiller avec nous. Trop sympa.

19h00 : on ferme nos sites. On récupère les données et on commence à les migrer vers nos nouveaux sites. On est pile à l’heure. On est trop forts.

20h00 : les migrations se passent hyper  bien, tout s’enchaîne, c’est fluide comme jamais. On hésite entre sushis et burgers. Va pour les burgers, en plus c’est des amis. Et puis Guillaume n’aime pas trop le poisson et c’est pas trop le soir où j’ai envie de le contrarier.

20h30 : les burgers arrivent, succulents. Tout se passe toujours aussi bien, on va se faire un petit baby, on a tout le temps

23h : tout roule toujours aussi bien, même si parfois, le transfert de données prend un peu plus de temps que prévu.

00h00 : tiens c’est marrant sur le nouveau site il nous manque des choses. On n’a pas tout rapatrié de l’ancien site. Bon on va regarder tout ça

00h45 : bizarre cette histoire. On creuse. On va trouver. Evidemment

01h15 : ah mais oui on a trouvé. Guillaume développe un script rapidos, et on le lance pour récupérer nos dernières données.

02h00 : histoire de bien checker que tout va bien, Guillaume (mais je dirai jamais lequel car je suis hyper solidaire de mes équipes) lance une petite requête sur le nouveau serveur.

02h01 : le script de récupération de nos dernières données s’arrête d’un coup. Net. Sans bavure. Le serveur est planté

02h02 : je relis le mail de Pierre.

02h15 : on essaie de comprendre ce qui se passe. On comprend pas. Mais on va vite comprendre, vu qu’on est hyper frais là. Florent lui est toujours debout à Toulon, enfin il nous envoie des messages de temps en temps. Solidarité.

03h00 : on n’a toujours pas compris. On se met à trois derrière un écran noir à regarder du code informatique en fluo qui monte et qui descend, pour essayer de comprendre. Je prends un air inspiré en écoutant Guillaume et Guillaume, mais je pense que je ne trompe personne. Je suis largué.

03h15 : je suis cuit, mais j’ose pas trop l’avouer. Quand Guillaume et Guillaume ne me regardent pas, je glande discrétos sur mon iPhone.

03h20 : je sens que Guillaume et Guillaume sont bientôt cuits eux aussi. Cool. On va pouvoir se barrer.

03h30 : bon est on morts et on n’y arrive pas. Demain est un autre jour, et puis demain Pierre sera dispo aussi. Il pourra nous donner un coup de main, et ensuite en une heure ce sera réglé. On sera ouverts à 9h comme prévu, c’est parfait. C’est juste qu’on se couche un peu plus tard qu’on ne le pensait, mais voilà, on va pas en faire un drame. Tout va bien

03h35 : il pleut comme jamais. Nantes. Guillaume est trop sympa, il nous propose de nous déposer en voiture. Je fais mine de refuser pendant deux secondes, mais j’accepte direct. J’en peux plus.

03h45 : Guillaume me dépose à un quart d’heure à pied de chez moi, à côté d’un rond point sinistre, sous une pluie battante. J’hallucine. S’il avait pu me déposer un peu plus loin sur une aire d’autoroute chui sûr qu’il l’aurait fait.

04h00 : j’arrive à la maison. J’envoie un email aux équipes pour dire que tout est sous contrôle, pas d’inquiétude. Ils peuvent avoir confiance. Je mets mes chaussures à sécher, c’est plus facile à lire qu’à dire, et je roupille.

07h00 : je jette un coup d’oeil sur mes mails. Cool, personne n’a moufté. Je me rendors un peu

07h55 : debout. Plein de mails entre Guillaume et Pierre, ça remarche, c’est top, et Guillaume est déjà au bureau. Je suis complètement euphorique et je dis aux enfants que je suis de retour vers 14h. 15h grand max. Avec un pur nouveau site en ligne. Mes enfants sont trop fiers, et ils ont bien raison.

08h15 : un pote me demande à quelle heure je me suis couché. Pas plus tard que pour une bonne soirée me dit-il. C’est pas faux. Et puis après tout, on est restés entre mecs à parler boulot et informatique : pareil qu’à une soirée.

8h30 : j’arrive au bureau le coeur plein d’espoir et les sacs pleins de croissants. On va se prendre un café, l’autre Guillaume arrive. C’est sous contrôle, c’est reparti comme en 40.

8h45 : c’est cool d’être arrivés tôt comme ça on va pouvoir bien bosser et ouvrir rapidement les sites.

9h00 : on a terminé les migrations, yes. On commence les tests, passque c’est quand même plus prudent de faire des tests avant de rouvrir les sites.

9h01 : on a un léger problème

09h02 : on a un gros problème. Une partie de notre migration a foiré, et les faire-part de pas mal de nos clients bugguent.

09h03 : Hélène débarque avec son sourire habituel, son fils de deux ans et une tarte aux fraises. C’est sympa. Et puis c’est cool on va bien pouvoir se concentrer pour résoudre le problème.

09h30 : on ne comprend toujours pas comment on en est arrivés là. Après c’est pas évident de réfléchir avec un enfant de deux ans qui te met de la crème pâtissière sur le clavier de ton ordi.

09h45 : Hélène s’en va. Mais sans son fils

09h46 : je rattrape Hélène pour lui redonner son fils.

09h47 : cool on va pouvoir se mettre à bosser. Parce que bon ça va, et puis faut un peu se grouiller. Sinon Google va se rendre compte du bazar et on va se faire déclasser

09h56 : Julie débarque avec son copain et plein de croissants. C’est vraiment sympa. Et puis on va pouvoir continuer à bien se concentrer.

10h15 : Coralie passe à son tour, c’est ça l’esprit Rosemood, l’entraide toussa. Avec des croissants aussi je crois, mais je suis plus très sûr. C’est top. Notre site de faire-part est planté, mais avec tout ce qu’on a récupéré, là on va bientôt pouvoir ouvrir une boulangerie. Reconversion.

12h00 : on n’a toujours pas trouvé comment réparer ce qui cloche. Et c’est pas faute d’essayer. Notre site est toujours inaccessible. Tout va bien. Je réponds plus aux sms de mes amis qui me demandent où j’en suis. Je vais surfer un peu sur le site de l’Apec tiens.

12h30 : Antoine et Marine sont là. Comme prévu, pour faire plein de tests poussés sur un site bien en ligne et qui fonctionne. Bon. Moi ça me fait des amis à qui parler pendant que les deux Guillaume recherchent la petite bête dans des algorithmes bien pointus auxquels je comprends pas grand chose. Et puis, surtout, Antoine apporte le McDo. Ca c’est cool. Enfin une bonne nouvelle.

13h05 : on a besoin d’activer un site pour faire un test rapide. On ouvre l’Allemagne juste quelques instants, pour checker un truc

13h06 : non mais je vais rien comprendre c’est de l’Allemand là

13h07 : oui mais bon vu où on en est pour la traduction, c’est bon là c’est comme si on était sur le site français.

14h12 : on va se prendre un huitième café. Guillaume essaie de se limiter car il a déjà pris un Guronsan. J’évoque subtilement l’éventualité d’un retour en arrière : on remet l’ancien site, on corrige le problème tranquillement, à tête reposée, et on se refait ça le week-end de l’Ascension. De toutes façons les mecs moi j’y crois plus qu’à moitié.

14h13 : ça n’a pas l’air de leur plaire à Guillaume et Guillaume

14h14 : Guillaume et Guillaume sont motivés comme jamais, et codent un truc qui cette fois devrait marcher.

14h15 : ça tombe bien car on vient de passer deuxième sur Google

14h28 : on est quatrième sur Google. Putain j’hallucine. La punition

14h29 : on teste le script de la dernière chance. Si ça marche pas, on ouvre l’ancien site direct.

14h30 : ça marche

14h31 : ça MARCHE. Les mecs heureusement que j’étais là pour vous motiver et tirer le meilleur de vous mêmes. Chui un vrai leader moi.

14h45 : on teste deux trois trucs. ça a l’air de marcher. Mais on est loin d’avoir tout testé. C’est pas grave on ouvre, on lance, on verra bien, c’est parti.

Yes.

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Pas à pas

Le 14 décembre 2015 par


Cool. Je suis dans le train. Je vais à Paris. Je retourne à Paris ! Une seule soirée hein, demain je suis de retour dans cette belle ville de Nantes, mais rien que ça, ça va me faire du bien. Non pas que je déprime, je suis très heureux bien sûr, beaucoup de chance toussa, mais je suis toujours bien excité quand je retourne là d’où tout est parti. Ce soir j’ai organisé un dîner de gala avec ma cousine (chérie) et 4 amis (chéris) qui ont investi dans la société à ses tout débuts, il y a 7 ans maintenant. L’Atelier Rosemood doit continuer à grandir et ils quittent l’actionnariat de l’entreprise ces jours-ci : on va donc fêter ça tranquillement. Un lundi soir c’est pas mal, je suis sûr de me coucher pas trop tard.

Je vais pas arrêter de les remercier, et puis je vais leur raconter les dernières nouvelles. Dans le lot il y en aura forcément un pour me demander si Star Wars sort bien à Nantes après-demain , ha ha, mais sinon on va aussi glousser un peu.

Je vais leur raconter l’Ile d’Yeu, objet de mon dernier post sous-liké et théâtre d’un séjour intense et génial pour fêter les 5 ans du site FPN. Vraiment mortel. Et aussi l’occasion d’organiser un séminaire de réflexion stratégique sur la stratégie, Cap 2020 on va l’appeler le plan, ou alors Horizon Ambition, je sais pas. Je le dis au cas où un contrôleur de l’Urssaf se baladerait entre ces lignes, pour pas qu’on vienne me dire que c’est de la rémunération déguisée hein. Si d’ailleurs vous avez des idées de destination pour le Rosemood Camp d’une année prochaine qui d’ailleurs arrive à grands pas, n’hésitez pas. Et si on retient votre idée promis on vous offrira un truc. On n’est pas des chiens non plus.

A propos de cadeaux, jeudi prochain c’est le goûter de Noël chez nous. Original. Avant c’était chouette les goûters de Noël : il y avait plein de cadeaux au pied du sapin, et on pouvait choisir entre prendre un des cadeaux qui restait, ou piquer le cadeau (déjà ouvert) de quelqu’un qui avait déjà choisi. C’était cool. J’aimais bien repérer la personne la plus heureuse de son cadeau et le lui piquer. Assez facile à identifier, ça se lit dans les yeux. Maintenant on est trop nombreux alors on n’a plus le droit de faire ça. La vérité on sait plus rigoler.

Nombreux car oui là on est quasi 60 ! Dingue quand même cette histoire. La semaine dernière on a mis en place la participation, on a une (belle) cuisine trop petite, un site allemand qui commence à cartonner, et bien entendu, bien entendu, une offre de plus en plus magnifique pour tous les jeunes parents, sans oublier ceux qui veulent se fiancer, se marier (je dis pas n’importe quoi). Forcément on continue à être heureux et fiers, tout en mesurant la fragilité de la chose. Alors on prépare l’avenir en s’ouvrant au marketing, en préparant une toute nouvelle version du site pour la rentrée 2015 la fin d’année 2015 début 2016… C’est fou d’ailleurs le temps que ça nous aura pris, de tout refaire, de tout refaire en un an, ce qu’on avait mis 5 ans à faire.

Mais après tout rien de plus normal, et une fois que tout sera sorti, que tout aura planté mais que tout sera réparé, il sera temps de souffler, de fermer les yeux, et d’enfin viser l’Angleterre dont on parle depuis tant d’années. Chacun son rythme.

 

Christmas Rosemood

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Grande traversée

Le 22 juin 2015 par


Après avoir célébré nos 5 ans le jour J autour d’un verre et d’un appareil photo, nous prolongeons le plaisir en partant tous jeudi prochain à l’Ile d’Yeu. Nous quittons Nantes jeudi 25 juin vers 16h, pour revenir vendredi soir. Evidemment on n’arrive pas à la cheville des séminaires organisés dans les îles grecques pour les plus belles start-ups du cac 40, mais il faut bien un début à tout.

Au programme : soirée dans le respect de la législation en vigueur et de l’envie qu’on a de fêter tout ça, grand sommeil entortillés dans nos draps, peut-être quelques animations coporate avec des tables rondes et des post-it – ça dépendra de notre motivation – , et activités nautiques en tous genres sous le soleil des tropiques.
Tout ça pour dire que pendant que nous prendrons du bon temps, vos commandes prendront elles un peu de retard : notre atelier d’impression et notre service clients seront exceptionnellement fermés vendredi 26 juin, il faudra donc exceptionnellement vous armer d’un peu de patience… Mais promis : nous serons tous au taquet lundi matin avec l’objectif de vous servir au mieux, de tout vous raconter si vous le souhaitez, et surtout d’être à jour de vos demandes dès le milieu de la semaine.

En cas d’urgence, prévenez-nous au plus tôt : nous ferons le maximum pour que vous ne soyez pas pénalisés, notamment si vous devez recevoir vos faire-part avant le week-end du 27-28 juin.

Je crois que c’est la première fois qu’on est assez heureux de prendre un peu de retard. Merci d’avance à tous de nous autoriser cela.

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Célébration

Le 19 mai 2015 par


Aujourd’hui même, notre site FairepartNaissance.fr a 5 ans !

Il devait être un peu plus de 18h quand nous avons lancé le site, en scrutant fiévreusement les premières visites. Au début, il ne se passait pas grand chose, et puis les premières commandes sont arrivées une dizaine de jours plus tard. La première commande je l’ai remboursée par erreur en croyant annuler tous les tests que l’on était en train de faire. Alors forcément on a fait croire au client que c’était cadeau, même si on était verts de voir s’envoler nos premiers dollars. Au début on s’envoyait un SMS entre nous à chaque commande, il y avait plein de smileys dans ces SMS, et on n’imprimait que deux fois par semaine. On se ruait sur le téléphone quand il sonnait, même Guillaume (notre webmaster) un jour a eu un client au téléphone, et son “Bonne Création” au moment de raccrocher est resté dans nos mémoires. Sophie n’a pas tardé à nous rejoindre, avec son châle rouge et ses cigarettes Vogue trop chic, et puis Marianne encore étudiante, et puis on est allés à Nantes. Un matin Caroline nous a envoyé un email et on l’a recrutée au déjeuner, on a trouvé que Romain avait de beaux yeux, que Marie avait une sacrée énergie, et puis et puis, et puis nous voilà tous ici. Nous qui sommes encore là, sans oublier ceux qui sont passés puis repartis, en ayant toujours contribué avec cœur au développement de l’Atelier Rosemood. L’Atelier Rosemood qui, pour l’occasion, devrait même bientôt avoir un logo. Il faut toujours garder la foi.

 

 

 

 

 

 

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Back to Life

Le 10 avril 2014 par


Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps. Aujourd’hui, je suis retourné à Paris (c’est magique), écouter le bruit et humer l’odeur sous un soleil charmant.

faire part naissance à Paris

Raaaah c’était vraiment trop bon, un fix qui devrait me maintenir en vie, jusqu’à la prochaine fois. J’ai rencontré du beau monde, j’ai déjeuné avec Tanguy qui m’a offert le dessert, il peut bien se le permettre avec tous les sous qu’il a gagnés, lui qui a investi chez nous alors qu’on ne valait pas un radis, et me voilà dans le train du retour, en face d’un adorable couple qui doit bien pouvoir justifier trois cartes senior à eux deux. J’aimerais bien entamer la discussion avec eux, mais j’ai peur de me faire piéger jusqu’à Angers alors que j’ai trop de choses à vous écrire.

Première chose, me voilà maintenant heureux mari et père de 4 enfants, mais ça je vous l’avais annoncé, désolé les filles. Renault Espace, robes à smocks, couleur locale, intégration mon mignon. Si j’ai quitté tous mes amis, ce n’est pas pour ne plus en avoir, alors je suis prêt à faire quelques concessions. On habite dans un quartier où on peut faire un créneau en marche avant, c’est un peu flippant au départ mais il paraît que c’est mieux pour ma Renault Espace.

Deuxième chose, nous voilà maintenant heureux et véritable imprimeur, et ça va bientôt faire un an que nos machines marchent à plein régime. C’est toujours aussi génial, même si les machines sont parfois un peu capricieuses. Cela dit, on a appris à les connaître, et maintenant, sans même devoir leur parler, on sait ce qui ne va pas. Ca a été un crève-coeur de quitter l’imprimeur de nos débuts, c’est évidemment aussi grâce à eux qu’on a connu notre supercroissance, mais on tenait à maîtriser encore plus notre produit, à produire nous-mêmes ce que l’on crée. Fin d’un cycle, suite logique. Ce qui est cool aussi c’est que dans notre atelier il y a pas mal de mecs qui aiment bien aller au stade voir leur équipe perdre le week-end. Ca nous fait un vrai sujet de partage, même s’ils n’ont pas l’air de bien comprendre quand je leur explique qu’il est aussi possible de jouer en milieu de semaine. A l’étranger, pas que sur France 3.

A l’étranger justement, on a posé nos premières valises en Allemagne début décembre. Servane était super émue, l’aboutissement de trois ans de travail, mais pour le moment on va dire que ça décolle doucement. On va pas se mentir hein. Quand il s’agira de lever des fonds pour conquérir le monde, on aura peut-être un autre discours, mais là on est entre nous. Ce n’est pas pour ça qu’on n’y croit pas, bien au contraire, on chouchoute à mort nos premiers clients, google translator me dit qu’ils sont ravis, ils bénéficient direct de notre ultra qualité made-in-Nantes, alors ils finiront bien par le dire à leurs amis. Simplement ce serait sympa de pas trop temporiser. Faudrait pas qu’il y ait de rancune entre nous, maintenant qu’on est réconciliés.

On a aussi sorti notre site sur l’ipad l’autre jour, et ça aussi c’est mortel. Lundi, on était surexcités et euphoriques comme à la première écoute de la reprise de George Barnett. Il y a sans doute encore quelques petites choses à revoir, vu que ça a fait planter le site cette nuit et que ça n’a pas l’air lié au trafic. Mais c’est cool de sortir un truc de cool, maintenant qu’il paraît que les PC sont ringards. Stuveu. Bon va juste falloir que j’aille rebriefer le service client. Hier Perrine a eu un client ipad au téléphone et lui a conseillé d’aller sur PC parce que bon l’ipad c’est bien gentil mais on n’y comprend rien. Ca fait toujours plaisir de sentir qu’on travaille pour ses équipes. Epanouissement, accomplissement, toussa. On en parle d’ailleurs pas mal avec Stéphane de ces trucs là. Stéphane, c’est notre psy. Maintenant qu’on est nombreux et que les soirées ne suffisent plus, on se parle et ça fait du bien. Derrière il va falloir peut-être muer sans trop se perdre, alors qu’on ne sait pas toujours où on va aller. Peu importe. C’est là où je t’emmènerai.

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Veillée d’armes

Le 18 mai 2013 par


La dernière fois qu’on s’est vus, tout était plutôt tranquille pour  nous. On était solides sur les fondamentaux, il ne pleuvait pas tant que ça et on voulait même, si ma mémoire est bonne, lancer un site à l’étranger. La conquête de l’Est, le modèle français, le faire-part pour tous… Et puis, on avait d’autres projets dont je n’avais pas forcément parlé à l’époque, à vrai dire je pensais revenir un peu plus tôt pour évoquer tout cela. Mais bon. D’abord, voyons les fondamentaux.

La forte croissance dont je n’arrêtais pas de me vanter depuis le début de notre petit business a continué jusqu’à la mi-octobre, et puis a ralenti d’un coup, un peu (trop) soudainement. On ne baissait pas, mais on n’augmentait plus trop trop non plus. Cela faisait pas mal de temps que je me la jouais faux modeste dans les dîners en ville, oui mais là ça va pas durer, ça va bien s’arrêter un jour, mais évidemment en mon fort intérieur cuir, je n’espérais que l’inverse. Alors quand l’inéluctable a fini par arriver, j’ai fait un peu la gueule. J’ai cherché pendant 3 semaines un bug qui n’existait pas, et puis j’ai dû me rendre à l’évidence : on rentrait gentiment dans le rang.

Mais ce qui est cool, c’est que ça n’a pas trop duré.

Janvier a été un mois canon, et même si on n’a pas fait mieux depuis, ça nous a fait le plus grand bien de repartir vers l’avant. C’est qu’on finit par s’habituer…. Evidemment, ce n’est que partie remise, et on sait très bien que si l’on ne bouge pas, on finira par s’embourber. Alors on va aller chercher des relais de croissance, comme ils disent dans les salles de réunion avec des grandes tables ovales. Notre site allemand, qui devait être prêt pour fin 2012, là il va bientôt sortir c’est sûr. On est vraiment super pressés de voir ce que ça va donner, et notre équipe germano-nantaise, frustrée par le décalage permanent du Tag T, je pense encore plus. Si ça marche, ne serait-ce que pas trop mal, alors on ira peut-être aussi voir ailleurs. Citoyens du monde.

Un truc aussi, et qui a fait qu’on a été pas mal occupés depuis janvier, c’est que l’on est en train d’investir plein de sous qu’on nous prête dans un atelier d’impression dernier cri bébé, et qui a produit ses premiers faire-part de naissance la semaine dernière. On était surexcités et euphoriques comme à la première écoute de Get Lucky, c’était vraiment mortel de voir ça. Car le but est d’aller maintenant encore plus loin dans l’innovation et le service, et à mon avis vous le constaterez  avant que je ne prenne le temps de venir en parler ici. Là ce soir j’ai du temps, ma femme m’a laissé seul avec les kids pour aller voir des copines à Paris. Je n’ai accepté que parce que notre quatrième (et dernier hein) arrive dans un mois maintenant.

Après, la fête est finie.

Je ne sais même pas quand on se reparlera.

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Ether indien

Le 19 juillet 2012 par


Voilà. Le pire, dans toute cette histoire de déménagement, c’est que je commence à être convaincu. C’est assez incroyable évidemment, et j’ose à peine l’avouer à mon père : les enjeux affectifs et successoraux sont bien trop importants. Mais que voulez-vous : tout se passe si bien, et Nantes n’y est pas pour rien.

Je sais très bien que l’on peut sourire et qu’on ne perd rien pour attendre, mais tant qu’elle est là… Cette croissance (anormale) de l’entreprise continue, et c’est absolument formidable. On crée des beaux emplois dans des beaux locaux pour envoyer des beaux faire part à nos beaux (?) clients, la paye devient chez nous presque un boulot à part entière : on est en train de devenir une vraie petite entreprise pleine de valeurs ajoutées, le contrôle fiscal nous pend au nez.

On a d’ailleurs fêté cela dans la folle nuit nantaise, une première fois parce qu’on avait atteint un seuil historique, et une deuxième fois parce qu’on a réalisé qu’on avait aussi atteint un autre seuil historique.  Mais la deuxième fois on s’est couchés moins tard : c’était plus tôt dans la semaine, Romain était un peu fatigué, c’est un peu dur pour lui de tenir le coup, et puis tout le monde s’est barré quand j’ai passé Lykke Li une cinquième fois. De suite. Peu importe, après tout, du moment que chacun fasse bien son travail pendant la journée. Je ne peux pas non plus attendre des équipes d’être musicalement pointu comme je le suis. Etre chef d’entreprise, c’est aussi savoir lâcher prise de temps en temps, le visage humain, toussa.

Mais c’est aussi préparer l’avenir. Du coup, on est allés avec Girly – c’est Antoine a perdu à la courte paille au Flunch – à un grand salon des Arts Graphiques, en Allemagne, qui n’a lieu que tous les 4 ans. Comme les Coupes du Monde, sauf que c’est un peu moins une bénédiction des Dieux, on ne va pas s’emballer non plus. Ca reste du boulot hein. Il y avait plein de stands, plein de cravates et plein de matos : très instructif dans le cadre de la préparation de la Rosemood Roadmap 2016 et de notre extension mondiale pour satisfaire nos égos planétaires et nos ambitions démesurées. Même si on s’est aussi dit que celui qui avait tout compris, c’était le vendeur de hot-dogs à 5 euros et aux 30 clients par minute. Si un jour ma fille est en galère, c’est à lui que je la marierai.

Au retour de notre global business trip, on a repris le chemin des affaires. On a aussi laissé partir Antoine à Barcelone pour pas qu’il soit trop jaloux, j’ai essayé de donner rapidos des trucs à faire à Guillaume qui avait tout fini et qui me demandait toutes les 5 minutes sur quoi il allait bosser, et j’ai fait preuve d’autorité en confisquant le chauffage électrique que Lucie continuait à lancer en douce dans la cuisine, en expliquant – calmement – qu’à la moitié du mois de mai, même à Nantes, ce genre de comportement nuisait à notre démarche Un faire-part pour la planète et à notre relevé de compteur EDF.

On a aussi décidé d’essayer de tenter de lancer un premier site à l’étranger d’ici la fin de l’année, sachant que, réglons nos montres, on en est à la moitié de l’année et au tout début du projet. Tout est donc sous contrôle, mais on serait contents d’y arriver, même s’il est assez probable que nous ne rendions pas exactement compte du chantier qui s’annonce. Servane, qui va prendre en charge la traduction, a déjà commencé à m’ambiancer sur l’incroyable ampleur de la tâche et un plan de travail pluri-annuel. J’avais l’impression d’entendre un plombier véreux parler à une grand-mère dont le robinet de la cuisine est mal fermé. D’un autre côté, ça m’apprendra à pas bosser ma LV2, mais bon. L’important, c’est de lancer le projet, qui finira bien par aboutir (et on sera, à nouveau, pas peu fiers…)

Mais donc, Nantes dans tout ça ? La beauté de la ville ? Pas sûr…. Le climat ? Bien sûr….. On va dire que c’est un doux mélange de bienveillance, de dynamisme, de calme, de plages et d’amitiés qui fait que l’on n’a pas forcément envie de repartir tout de suite. Bien ancrés au fond de la Loire, la tête dans les (nombreux) nuages.

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Face à la mer

Le 12 mars 2012 par


Salut les kids

Depuis le temps que je patiente, dans cette chambre noire, j’ai accumulé nombre d’actus croustillantes que je m’apprête enfin à partager avec l’immense fan base de ce blog pointu et réputé.

La dernière fois que nous nous sommes quittés, nous nous préparions à quitter la capitale pour une province nantaise mais accueillante : c’est maintenant chose faite, Dieu me pardonne.
Le déménagement s’est fait au petit matin d’un grand jour de décembre : j’ai immédiatement proposé un café aux déménageurs qui avaient dû égarer leur brosse à dents depuis plusieurs semaines déjà, j’ai dit au revoir aux copines du quartier et j’ai pris le train pendant qu’un camion rempli de tous nos souvenirs respectait les limitations de vitesse jusqu’à la Côte Ouest.
Sur place, Antoine et Guillaume ont tout rangé dans un froid glacial : les bureaux étaient nickels, mais il manquait simplement l’électricité. La veille de Noël, la veille des vacances, vraiment le scénario idéal : un peu comme si j’emmenais ma fille aux urgences le soir du nouvel an dans un hôpital plein d’internes réputés pour leur sens de la fête.

Heureusement, et c’est quand même un des premiers grands enseignements de ces derniers mois, à Nantes, on est bienveillant : les voitures s’arrêtent aux passages cloutés, les voitures patientent sans klaxonner le temps que les parisiens comprennent ce qui se passe et se décident à traverser, et Stéphane, Anthony et Yoann font tout pour que l’électricité arrive au plus vite pendant que la Rosemood West Team se débrouille finalement pas si mal avec le télétravail. Du coup, au bout de quelques jours, on avait un gros câble qui passait par la fenêtre pour aller choper du courant gratos en bas du Rosemood Building, dans le plus pur respect des normes environnementales. On a pu installer les 7 chauffages électriques autour de Lucie, qui a commencé à dégivrer et s’est remise au boulot.

Bon après, Nantes c’est petit hein. C’est bienveillant, mais c’est petit. Et puis, aussi, c’est calme. Mais pas tout le temps. Par exemple, l’autre soir, il y a eu un tag sur la porte de mon immeuble. Heureusement, le lendemain à 8h pile, tout l’escadron anti-tags-murs-propres de la mairie était sur le pont pour nettoyer tout ça. On sentait que les mecs étaient super contents d’avoir un peu de boulot.
Depuis, rien à signaler.
A part ça :

ouest france baby foot

Eh ouais. Si un jour je me mets à trouver ma nouvelle vie cool et trendy, il y aura toujours Ouest France pour me ramener gentiment à la réalité.

Côté petit commerce, on a recruté pas mal de régionaux pour remplacer les parisiens qui avaient tenu à le rester. On a perdu un beau mec pour en retrouver un autre direct, j’y tenais beaucoup, on a perdu notre championne de gym’ mais on a gagné une prof de danse classique, et on a même trouvé une copine pour Sophie en faisant reculer le taux de chômage chez les seniors. Moi, je suis toujours hyper content quand j’arrive à concilier intérêt de l’entreprise et développement durable.

Du coup là ça y est, on est repartis sans s’être vraiment arrêtés, Girly a son équipe de choc, Antoine aussi, et on a même des idées nouvelles pour des projets nouveaux. Sur d’autres produits que les faire-part, en France ou même ailleurs. Eh oui, maintenant, on est face à la mer. Et on rêve de grandir.

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Le 13 novembre 2011 par


Attention les amis, grosse grosse actu pour FairepartNaissance. Forcément, c’est un peu facile : ça fait trois mois que je fais de la rétention d’informations. Et en trois mois, il s’est passé pas mal de choses, c’est pas Sophie qui va me contredire.

Déjà, le déménagement. Fin août, j’ai eu un énorme coup de stress : je me suis demandé si Nantes, c’était vraiment une si bonne idée que ça. J’ai eu peur de tout, de l’ambiance, du climat, de la taille de la ville, de la Ligue 2, de l’éloignement sidéral avec Paris. Alors j’ai refait un mini tour de France, en solo ou avec Girly, pendant qu’Antoine flippait sa race en voyant son plan nantais s’évanouir comme une coupe du monde après un but de Kostadinov. On est allés en douce dans pas mal d’endroits sympas pendant que ça bossait dur au bureau : Aix, Lyon, on a même failli aller visiter Bordeaux mais on a annulé quand on s’est rappelé que c’était la ville de Pascal Obispo.

On a vachement réfléchi, on a refait des tableaux excel pour recomparer les pour et les contre, on a fait des déjeuners à n’en plus finir et à empêcher le barman de fermer, et puis comme on était fin septembre, qu’on était censés déménager trois mois plus tard,  et qu’il fallait bien que l’on donne une réponse aux agents immobiliers nantais pour les bureaux que finalement on hésitait à prendre, on a choisi d’aller à Lyon. Puis on a choisi d’aller à Aix, et dans la foulée à Nantes, et puis finalement à Aix une semaine plus tard. Eh ouais, sauf que le lendemain, on a choisi d’aller à Nantes.

Là, pour être bien sûr, Antoine et Girly m’ont drogué, ils m’ont fait signer le bail 3-6-9 des bureaux de Nantes et ont imité mon écriture pour envoyer à ma place le préavis de mon appart parisien. Et là, on est mi-novembre : je pense que du coup ça va être difficile d’échapper à la transhumance de Noël.

Ce qui est cool c’est que là-bas, tout est neuf et tout est sauvage, et nos bureaux sont quand même pas mal. On en a choisi des neufs et design sur l’Ile de Nantes, dans ce qu’on appelle “le quartier de la création”. Nous, comme on se la joue un peu arty et trendy, on a trouvé ça cool. Et puis l’avantage, c’est qu’on peut les aménager comme on veut : on les a pris tout gris tout en béton, et il ne reste plus qu’à mettre tout le reste : l’électricité, les sols, les cloisons, la cuisine…. Tout va bien, les travaux ont à peine commencé, mais Alan et Guillaume, qui s’en occupent, ont l’air terriblement confiants : ça devrait être ok pour Noël. Bon. De toutes façons, vu comme Alan est gaulé, moi aussi j’ai choisi de faire confiance à Alan.

Ces derniers jours on a choisi la moquette (que ma femme n’aime pas), le carrelage de la cuisine (gris et consensuel), les suspensions (eh ouais, on va mettre des suspensions qui viennent du Danemark dans la cuisine, et du magasin d’en face au-dessus des bureaux), la taille de la cuisine (spacieuse) et celle de la salle de réunion (trop petite mais c’est trop tard les plans sont validés). On a pris plein de décisions en peu de jours, sans trop de traumatismes, on était hyper fiers de nous. Dès qu’on aura quelques photos, on les mettra ici-même. Ca permettra à chacun de dire si c’est ma femme ou moi qui a raison.

En parallèle de tout cela – parlons un peu business – on a continué à se développer. En bon patriote, FairepartNaissance.fr poursuit sa contribution à la réduction de la dette publique, et on a lancé depuis l’été deux nouveaux sites. D’abord fairepart.fr, qui fait pour le moment des faire-part de mariage mais sur lequel on proposera bientôt tous les types de faire-part. Et, il y a quelques jours, voeux.net qui propose…. des cartes de voeux, pour les entreprises. On est bien à la bourre pour ce site là, il nous a simplement manqué un peu de temps (additionnel), mais on tente quand même le coup histoire de commencer à apprendre sur ce nouveau secteur, et d’être au moins bien au rendez-vous pour l’année 2013.

Et puis, aussi, j’ai eu un fils. Il est en train de têter, ses grandes soeurs et le soleil lui grattent les pieds, et dès qu’il a fini, on va retrouver mes amis au square. Je profite encore un peu de ma vie, juste avant d’en changer.

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Le 10 août 2011 par


Mes amis quel bel été

Peu importe que l’anticyclone des Açores se soit barré aux Bermudes, de mon côté, le moral est à bloc. Eh oui, depuis quelques semaines, on a automatisé le système des étiquettes La Poste que l’on colle sur les colis. Je me doute que cela doit vous paraître un peu dérisoire, mais là, ma vie a changé. Elle est devenue presque merveilleuse.

Jusqu’ici, tous les soirs, je rentrais chez moi, je négociais serré avec mes filles pour que cette fois elles aillent vraiment se coucher, je négociais serré avec ma femme pour qu’elle aille négocier à ma place, et, enfin, on pouvait avoir un peu de répit et dîner tranquille. Bon, jusque là, normal. Mais c’est après que les choses se gâtaient un peu. Il fallait que je prépare les étiquettes La Poste pour les colis du lendemain. Evidemment, au début, je trouvais ça super cool de faire tout ça : on n’avait pas beaucoup de commandes de faire-part et c’était d’ailleurs génial d’en avoir, c’était pas si long à faire, et ça me donnait une excuse pour que ma femme continue la négo avec les filles, quand la situation devenait critique. Au moins mon ordi, lui, il m’obéit.

Mais avec le temps, avec l’incroyable succès qui épate tout Paris sauf mes sœurs et ma cousine qui ont toujours cru en nous, je vous avoue que ça devenait légèrement lassant. Finies les soirées de la (lucrative) Ligue des Champions, bonjour les heures passées sur le back-office à prendre garde de ne pas envoyer à Lyon les faire-part de Marseille. Le coup de l’entrepreneur qui bosse tout le temps mais alors tout le temps, c’est surtout génial quand ça s’arrête en fait.

Donc voilà, ça paraît tout simple de rendre ça automatique, mais en fait nous ça nous a pris du temps. Et maintenant, quasi tout est super automatisé sur l’expédition, plus rien à faire sauf quelques trucs quand vous tenez vraiment à vous faire expédier vos faire-part assez loin d’ici.

Du coup maintenant le soir je sais plus trop quoi faire là, en plus je suis un peu tout seul pendant que la famille se dore la pilule au Sud d’une ligne Biarritz – Gap, je tourne un peu en rond. J’écoute de la musique sur ma radio au design de cool mais au son tout moisi, j’écris un article de blog en me dandinant sur ma chaise, je glande un peu et je me couche pas trop tard.

J’ai l’habitude de dire que cette boîte m’a rendu heureux comme un lycéen : ça se confirme jusque dans le programme de mes soirées.

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